Libreville le 24 Février 2026 (Journalombre. Com)- L’atmosphère polico-sociale du décagone s’est embrasée ces derniers temps par une cristallisation d’opinions contrastées, dont les fondements sont pour une partie de l’héritage post cinquième République, et pour l’autre de la responsabilité des gestionnaires actuels de la chose publique par le principe immuable de la continuité de l’état.
Par Teddy Ossey
Ces soubresauts qui s’accentuent sont à mesurer à l’échelle de l’immense espoir ainsi que des perspectives heureuses soulevées par le coup de libération du 30 août 2023. La transition qui va s’ensuivre ouvrira un champ transversal des possibles, qui donnera lieu à une espérance et à une confirmation qui affirmait q’une orientation nouvelle était prise et assumée.
Partant de là, des perspectives nouvelles ont laissé penser à des lendemains enchanteurs. À tout cela, un hiatus a tôt fait d’oublier de quel abyme le pays sortait. Les réalisations nombreuses, autant que les dispositions de gouvernance de la transition ont servi de ferment à cette espérance nouvelle.
Ainsi, nous arrivâmes au fameux procès de la bande des Bongo – Valentin, qui va susciter ire et révolte. Dès cet instant, la grande majorité du peuple gabonais devenait intransigeante et exigeante. Ce safari financier rocambolesque a réveillé des lignes de fracture.
Et par la suite, l’augmentation de la solde des galonnés, ainsi que l’octroi de la prime de libération, ajouté à ceci l’arrogance avec laquelle fut présentée la taxe forfaitaire d’habitation vont finir par accentuer la colère et briser le climat social fait de patience de réserve marquées. Ainsi, de toutes parts, revendications et préavis de grève vont prendre le pas.
Le discours des gouvernants est brouillé, et dans ces cas-là, en politique, il faut toujours sacrifier des têtes. Mais à l’horizon aucun fusible n’a sauté, ce qui aurait servi un tant soit peu à calmer la grogne et la fronde sociale. Dans cette situation incandescente faite de délestages quotidiens d’électricité et de stress hydrique récurrent, la mesure conservatoire de la suspension des réseaux sociaux est venue sceller la rupture.
La cacophonie et le foisonnement sur les médias des intervenants à mauvais escient et pas toujours à propos aura été simplement contre productif. Les théories complotistes sont ici filandreuses et se perdent dans les méandres de la langue de bois. Il ne faut pas ici, vouloir convaincre pour séduire, mais plutôt reconquérir en revenant aux fondamentaux. Là est l’essentiel. Bassé !







