La version finale de la Constitution qui est maintenant disponible et consultable par tous, semble avoir atténuée les récriminations et les reproches que soulevaient la mouture initiale. Mais il est un sujet dont l’incandescence est maintenue et alimente toutes les conversations.
Par Teddy Ossey
C’est la non prise en compte de la recommandation issue du Dialogue National inclusif, qui appelait à la dissolution du parti démocratique gabonais et à la suspension pour trois ans des hiérarques de cette formation politique, manifestement honnie par le plus grand nombre de compatriotes. Il faut croire que telle une hydre, le PDG renaît toujours. Interrogeons l’histoire politique récente de notre pays, et nous verrons que cette fois-ci, nous vivons le second épisode de la résurrection du parti des masses.

Petit rappel historique, à l’approche de la Conférence nationale de 1990 qui soldait dans leur globalité gouvernance, pratiques et errements de l’ ère du parti unique. La plate-forme politique commune d’alors, qui devait conduire au retour du multipartisme et à la démocratie était le RSDG d’éphémère existence, et pour cause. Toujours est-il que le 09 mars 1990, le Camarade Zacharie Myboto secrétaire exécutif du parti apparaissait peiné, l’air hagard sur les écrans de la télévision publique en annonçant que les manifestations qui célébraient le 12 mars date anniversaire du PDG ne connaitront plus ni le faste et encore moins l’exubérance d’antan, car désormais solennité et magnificence seront l’apanage du seul 17 août fête de l’indépendance nationale.

Souvenez-vous, nous étions tous groggy et pas encore revenus de cette bourrasque, qu’une déflagration sismique allait nous plonger dans un monde parallèle. À la date du 11 mars 1990, le peuple gabonais médusé, voyait apparaitre le Grand Camarade Omar Bongo Ondimba, himself la mine défaite et affligée, le regard sombre, noyé de larmes et d’une voix morne et monotone annoncer l’incroyable et inimaginable nouvelle de la dissolution avec effet immédiat du parti démocratique gabonais car désormais le RSDG devenait le cadre convenu. C’est dire qu’à ce moment précis, tous les camarades et hiérarques du parti des masses étaient tombés benoîtement dans le traquenard tissé par le bûcheron en chef.

Ce rappel est la première mort officielle du PDG. La bonne question pour mieux analyser les enjeux d’aujourd’hui, serait d’aller vérifier dans les archives du ministère de l’intérieur, afin de savoir quand, comment et par quelles procédures à la grande stupéfaction de tous le PDG s’est offert une seconde vie?
Et pour mieux comprendre cet imbroglio politique à la gabonaise, il vous faut vous demander pourquoi contre toute attente à l’ouverture des travaux de la conférence nationale, Paul Mba Abessole allait déclarer la caducité et l’obsolescence du RSDG. Ceci pour éclairer et mieux faire apprécier ce qui se joue aujourd’hui avec le PDG. Bassé !







