Libreville le 03 Août 2026, (Journal’ombre.com) – La Société agropastorale du Gabon (AGROPAG) traverse une période décisive de son jeune parcours. Créée pour porter l’ambition de relance de la production agricole nationale, l’entreprise publique se retrouve aujourd’hui au centre des débats sur sa gouvernance, son fonctionnement opérationnel et ses capacités à atteindre les objectifs qui lui ont été assignés.
Par Treisha Leyla
Face aux nombreuses interrogations qui circulent sur la situation interne de la structure, le directeur général d’AGROPAG, Aubert Ndjila, a annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse. Dans une communication publiée dimanche 2 août, il a indiqué vouloir apporter « des explications claires » sur plusieurs sujets, évoquant également une « annonce majeure ». Une prise de parole attendue, qui devrait permettre à la direction générale de présenter sa lecture de la situation et de répondre aux préoccupations exprimées ces dernières semaines.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par le retrait de Raymond Ndong Sima de ses fonctions de président du Conseil d’administration. Une décision qui a relancé les discussions autour du fonctionnement des organes de gouvernance et de la coordination entre les différentes instances dirigeantes de l’entreprise.
Les informations relayées sur la situation d’AGROPAG font état de difficultés multiples : tensions administratives, contraintes financières, problèmes liés à l’exploitation des sites et défis opérationnels. Des questions sont notamment posées sur la gestion des ressources, l’exécution des budgets, le transfert des actifs hérités de l’ancienne SAEG et la mise en œuvre effective des missions confiées à la société.
Au-delà des difficultés conjoncturelles, l’enjeu principal reste la capacité d’AGROPAG à concrétiser sa mission stratégique : contribuer à la souveraineté alimentaire du Gabon à travers le développement des filières agricoles et d’élevage.
La conférence de presse annoncée par la direction générale apparaît ainsi comme une étape importante. Elle devra permettre de clarifier la situation financière et opérationnelle de l’entreprise, mais aussi de préciser les orientations retenues pour restaurer la confiance auprès des employés, des partenaires et des autorités publiques.
Pour une structure créée récemment et appelée à jouer un rôle majeur dans la politique agricole nationale, cette séquence constitue un test de gouvernance. Les explications attendues de la direction devront apporter des éléments factuels sur les difficultés actuelles et les perspectives de redressement.








