Libreville le 03 Août 2026, (Journal’ombre.com) – Pour tout ce qui n’est pas dit ici mais qui se comprend aisément. Cela a davantage forcé notre admiration.
La rédaction
UNE ÉTOILE DE LA MUSIQUE ET DU CINÉMA S’EN EST ALLÉE
Le 3Aout 2026 le Gabon et la scène culturelle internationale ont perdu l’un de leurs pionniers les plus audacieux : Jimmy Ondo, salué à jamais comme la première véritable rock star gabonaise des années 1970.
Artiste au talent incandescent, chanteur à la voix magnétique et acteur charismatique, il a traversé les frontières pour porter haut les couleurs de sa terre natale, de Libreville aux scènes européennes.
LE PARCOURS D’UN PIONNIER AUX AMBITIONS PLANÉTAIRES
Une empreinte musicale indélébile :
En 1977, Jimmy Ondo marque les esprits en devenant le chanteur lead sur une audacieuse et célèbre reprise disco du mythique titre « Hey Joe » de Jimi Hendrix.

Son parcours l’amène également à collaborer à Paris avec le célèbre groupe martiniquais des Gibson Brothers, insufflant son énergie rock et soul dans l’effervescence musicale de l’époque.
Une fraternité artistique légendaire :
Amis de longue date unis par la même ferveur pour la pop et le rock, Jimmy et Alain Bongo (Ali Bongo) écrivent l’histoire en 1976 à Hambourg, en Allemagne. De ces sessions de studio mémorables naissent les titres intemporels « Restons Gabonais » et « Si dans la vie ». Ce partenariat d’exception a ouvert la voie à une formidable aventure musicale, jalonnée de concerts et de tournées à travers le monde.

Le septième art sous les feux des projecteurs :
Sous le nom de scène de Jimmy Hubert Ondo, l’artiste s’illustre aussi sur les écrans européens, jouant dans des productions remarquées telles que Der schwarze Doktor (1975) et Le singe fou (1986), prouvant la polyvalence et la profondeur de son charisme.
RACINES, ANCRAGE ET ADIEU le FRÈRE
Au-delà de la star internationale, des studios d’enregistrement d’Hambourg et des plateaux de tournage, c’est l’enfant d’Oyem que nous pleurons aujourd’hui.

Il était né de Jean François Ondo Ndong, de la tribu Nkodjein, et de Angue Mezeme, de la tribu Essangui — des repères précieux et profonds avec lesquels je partageais moi-même ces deux clans.
Grandir ensemble dans les rues de la commune d’Oyem, partager les liens du sang, les racines et les rêves de jeunesse, et voir l’un des nôtres conquérir le monde avec autant de panache, de dignité et de talent restera à jamais gravé dans nos mémoires.
Tu as su porter l’âme et la fierté d’Oyem et du Gabon sous les projecteurs du monde entier, traçant un chemin que peu ont osé emprunter.
Repose en paix, mon frère, l’artiste. Ton œuvre, ta voix et ton esprit rock demeurent immortels.








