Au moment où un nouvel appel à la ville morte est lancée par le collectif dit le Copil Citoyen. Il nous est donné de vivre un phénomène curieux, qui fait s’opposer deux camps. La toile ploie sous le poids de ceux qui rejettent et pourfendent ce mot d’ordre, mais hélas sans une argumentation soutenue et structurée. Du coup, cela parait tristement convenu, ainsi leurs motivations semblent indéfinissables et insaisissables.
Le tableau est si inconsistant, au point ou tout observateur sérieux serait amener à conclure à une posture de circonstance. Ce déficit de pertinence produit malheureusement le désagréable sentiment d’être désemparé, et de réagir de manière émotive et épidermique. Loin de nous, d’affirmer que le copil Citoyen soit fondé dans son initiative. Mais reconnaissons que pour l’heure ce collectif fait la course en tête. Il y a de leur part, de ne pas vouloir laisser refroidir l’extraordinaire capital de crédibilité acquis par la double annulation par la cour constitutionnelle des arrêtés gouvernementaux. Et par une stratégie d’anticipation offensive et certes opportuniste, déjà contrainte et embarrasser le Parlement, en vue du projet de décret adopté en conseil des ministres. Le moins que l’on puisse dire, est que cela s’est avéré payant.
Le prèsident de l’Assemblée nationale est sorti des bois pour porter la contradiction aux allégations du Copil Citoyen. Cette riposte a produit un effet calamiteux et irrévérencieux envers les populations, qui depuis longtemps attendaient les conclusions sur l’enquête parlementaire diligentée sur l’usage des sommes astronomiques allouées pour la lutte contre la pandémie de la Covid-19. Quand le prèsident Boukoubi assène à la face des populations au nom desquelles lui et ses collègues sont les représentants qu’ils ont volontairement décidé de taire les attendus et de ne point les communiquer aux populations. Nous sommes au delà de la faute. Grand Dieu! Que tout ceci est simplement surréaliste.
Le précipice qui sépare les politiques des préoccupations du peuple vient de s’élargir de manière abyssale. Et pour tout dire la parole de Boukoubi vient légitimer et conforter le Copil Citoyen au delà de leurs propres espérances. La représentation nationale a non seulement donné du grain à moudre mais en plus à contribuer à alimenter en eaux le moulin du collectif en le rendant plus incisif et dynamique. Il me revient en mémoire ces mots d’El Hadj Omar Bongo Ondimba qui disait: Un singe qui imite un autre singe est toujours en retard d’un geste. À méditer!
Par: Obame d’Ebomane







