2023 hante tous les esprits. Si dans toutes les écuries politiques et chez certain candidats non encartés l’heure est à la stratégie et aux ramifications diverses mais surtout souterraines. Un problème particulier se pose chez les camarades de la chapelle de Louis. Il faut bien retenir que le scrutin à venir est de nature différente par deux aspects : d’abord, nous aurons droit à des élections générales et pour couronner le tout celles-ci seront à deux tours.
Par Obame D’EBOMANE
La hiérarchie du grand parti des masses aura fort à faire, en ce qui concerne le pan spécifique des investitures. Déjà par le passé, ces désignations étaient source de frustration et d’amertume, pour ceux qui s’y voyaient déjà, et qui hélas, par le jeu des cooptations se retrouvaient sur le quai.
Mais alors avec l’arrivée massive par le fait des fusions absorptions, nous allons inévitablement vers un trop plein et dans ce cas là, l’encombrement n’est pas loin. Comment faire coexister pacifiquement des camps, qui hier encore se discutaient le gras à la conquête des sièges et des circonscriptions ? Quel est élu qui quelque soit son rang accepterait aisément de réfréner et de taire ses ambitions et prérogatives ? La fracture semble déjà se dessiner entre militants se revendiquant endogènes, qui repoussent à la périphérie cette horde hétérogène et envahissante.
Le mode du scrutin de 2023 ne laissera guère du temps aux dissensions de se dissoudre et encore moins aux plaies et dommages de cicatriser. La difficulté est si grande car il faudra à ces deux camps qui se regardent en chiens de faïence, d’entonner à l’unisson le chant de la victoire qui garantirait le saint graal au candidat choisi pour les présidentielles. Il est plus que temps pour que le parti démocratique gabonais trouve une alchimie adaptée qui donnera lieu à une convergence harmonieuse.
Tenir les uns les autres à égale distance, absorber l’impatience, séquencer les étapes pour enfin ne privilégier que l’essentiel. Mais de la cuillère à la bouche, parfois le trajet n’est pas si aisé.







