Point besoin d’être grand clerc et encore moins de lire dans le marc de café, pour se dire qu’il y a quelque part un os dans cette curieuse affaire visant l’ancien directeur général de la société d’eau et d’énergie du Gabon. Ces dernières quarante huit heures, tant la toile que le kongossa bruissaient de rumeurs les plus incroyables ainsi que d’affirmations enflammées. Alain Patrick Fulgence Kouma, aurait été pris dans le septentrion en tentant de franchir la frontière pour se rendre au Cameroun, avec tenez-vous bien un pactole de près de deux milliards de francs Cfa.
Par Obame D’EBOMANE
Sans attendre, les intrépides internautes et juges spontanément devenus vont le livrer à la vindicte populaire. Le raccourci est si vite établi, en s’appuyant sur la demande d’un audit de la SEEG par le nouveau directeur général à peine installé. Un autre fait de grande ampleur est venu conforté les dénonciateurs. Le rachat par la SEEG de l’immeuble de la SNBG, une acquisition faite sans l’avis, ni l’aval de l’assemblée générale, mais par la seule volonté du président du conseil d’administration un certain Eugide Boundono Simangoye, autrefois aux commandes de la société nationale des bois du Gabon. Il est annoncé la faramineuse somme de huit milliards de francs Cfa . ,Alors tout s’emballe et se mêle entre délit d’initiés, concussion, détournement et voilà comment l’opprobe est jeté sur le sieur Kouma.
Pendant que les réprobateurs et autres censeurs pressés le condamnaient à la prison. La vérité vient prendre le contre pied de toute cette diffamation frénétique. Jamais l’ancien patron de la SEEG ne possédait sur lui la somme astronomique que l’on lui attribuait. Jamais il n’a voulu fuir du Gabon, mais simplement le pauvre Alain Patrick Fulgence Kouma se rendait auprès de sa belle famille camerounaise avec un pécule raisonnable qu’un mougoye digne de son rang peut avoir quand il se rend chez les parents de sa dulcinée.
Alors comment laver et réparer cette réputation écornée et cette dignité entachée. Ah ! Les réseaux sociaux avec tout ce mal qu’ils peuvent faire gratuitement. Mais croyez-vous que les diffamateurs et autres délateurs ont laissé tomber l’affaire ? Que nenni ! Pour eux, le Kouma jouit d’un parapluie paré à toute épreuve et c’est cela qui lui vaut de n’être nullement inquiété. Décidément !







