2023 approche et la sphère politique nationale est prise d’une effervescence frénétique. Chaque jour qui passe les chapelles font sonner les cloches afin de rameuter sympathisants et militants. Le week-end qui se termine aura été particulièrement riche, car de partout dans la citadelle la parole politique était en exergue.
Par Obame D’EBOMANE
Çà et là, ‘’Gabon D’abord’’ la nouvelle plateforme politique est venue à nous se présenter et décliner son ambition ainsi que son projet. Le même exercice nous a été offert auparavant par la coalition des forces patriotiques. Et nous n’en avions pas fini, car l’UDIS opérait sa rentrée politique avec un diagnostic lucide, et cet appel répété pour un forum social et économique. Cette farandole de convictions diverses se terminera par le surprenant retour de Jean Ping, qui s’est fendu d’un discours à la nation dont la récurrence des thèmes n’a connu aucune cure de jouvence depuis l’an de grâce 2016.
D’un bord à l’autre, les analyses et les appréciations divergent. Mais de tout ce flot, on peut y extraire des préoccupations essentielles qui sont partagées par le plus grand nombre de nos compatriotes. Il n’y a donc pas lieu d’être dogmatique pour les uns et encore moins pour les autres de se muer en inquisiteurs et pourfendeurs implacables.
Le champ politique a ceci de particulier, qu’il admet dans le même temps et sur les mêmes problématiques des assertions opposées. Pour la majorité le verre sera perçu comme étant à moitié plein tandis que l’opposition sera sans concession, en affirmant que ce même verre est à moitié vide. Cette étrange convergence dichotomique, en même temps qu’elle interpelle, elle soumet aussi à plus d’efforts le camp qui détient le Saint graal. Comme qui dirait, en se référant à la sagesse populaire, qu’il faut toujours se garder de ‘’jeter le bébé avec l’eau du bain’’.







