Dans une vidéo devenue virale sur la toile, notre compatriote Geoffroy FOUMBOULA, comme à son habitude, s’en prend au pouvoir en place, avec cette propension d’être le seul détenteur de la science absolue. Son propos du jour nimbé et imbibé d’outrages, ainsi que d’inconvenants anathèmes, est une litanie diffamante, et gratuitement infamante à l’endroit des personnalités mises en cause dans sa diatribe haineuse.
Par Obame D’EBOMANE
Par un subtil fatras juridico-légaliste, il se fait savant exclusif, noyé dans une science infuse qui lui est propre. Nous n’allons pas ouvrir un front sur les notions sémantiques du droit, dans sa conception ainsi que dans sa périphérie.

Quand Monsieur FOUMBOULA s’appuie lourdement sur le prétexte meuble d’un décret publié dans le Journal Officiel, un jour non ouvré, tout en s’étonnant que le Gabon notre pays ne soit guère sous un régime d’exception. Cela est un peu court, et relève d’une confusion et d’un amalgame volontairement entretenus.

Seulement, la situation actuelle du pays qui est inéluctablement liée au calendrier incompressible des élections générales du 26 août 2023, et pour des raisons impératives dues à ce fait, les autorités ont usé de ce que le droit détermine et désigne par les termes de Circonstances Exceptionnelles, et il s’agit là de situations créées par des évènements d’origine naturelle ou non, affectant ou bien l’ordre public et la sécurité, ou bien la continuité des services publics et conduisant l’administration à agir en marge des règles normales de la légalité.

Ce postulat explicite démontre à suffisance, que dans l’urgence qu’impose la continuité du service public, les autorités sont en droit de réquisitionner l’administration, en s’exonérant des jours ouvrés, ou non. Et de par ce constat évident, il est fort aisé que le Chef de l’Etat ait signé le décret d’application, bien avant qu’il s’envola pour Nairobi au Kenya. Nous disons humblement à Geoffroy FOUMBOULA, que ni la véhémence, ni l’invective, et encore moins le verbe haut ne font le droit et la République.

Il ne suffit pas d’être malicieusement allusif au travers des méandres d’un juridisme de mauvais aloi, et de penser que le bon petit peuple prendra pour argent comptant toutes ces inepties. Savoir différencier un régime d’exception des circonstances exceptionnelles n’est-ce- pas le début de la connaissance ?







