Aujourd’hui il faut se demander si en voulant bien faire l’on a pas été trop loin, si ce n’est trop brutal envers certains. En constatant la virulence et l’irrévérence des propos tenus par les ‘’écartés’’, tout donne à croire que l’on a jeté le bébé avec l’eau du bain.
Par Obame D’EBOMANE
Ce serait un peu court et laconique de n’y voir que de l’aigreur, de la haine et du dépit manifesté par ceux à qui l’on a retiré le pain de la bouche. Cette image est certes triviale, mais elle traduit bien la désinvolture avec laquelle sont traitées les saillies assassines des anciens camarades de conviction. Feindre de s’étonner de leur subite et soudaine lucidité n’enlève en rien qu’il y a de la pertinence dans certains maux dénoncés. Il faudrait aux uns et aux autres d’analyser et aussi de décrypter finement et avec gravité le discours de tous ceux qui ont franchi le rubicond, et également de ceux-là qui se tiennent à la lisière du convenable dont il ne fait aucun doute que demain ils s’affranchiront.
A trop vouloir minimiser les coups portés et par condescendance mépriser les camarades d’hier rend forcément méfiant les nouveaux arrivants, et combien de fois ceux qui s’apprêtaient à se jeter dans le bain.
S’en orgueillir et se glorifier de l’humiliation faite à ceux qui sont des dignitaires de la République de par leurs fonctions passées et actuelles, et surtout quant ils ont fait le choix de la fusion absorption. Cela est inexplicable et pourrait s’avérer à conséquence demain qui est déjà là. Quel climat et quelles couleurs auront les investitures ? Qui acceptera de reculer d’un pas sur les listes des locales ? Et aux côtés de qui et avec qui sera menée la campagne du candidat aux présidentielles ?
S’il n’y a point de retenu et de réserve envers ceux qui sont partis, alors pourquoi si peu d’égards et de considération à l’endroit des nouveaux venus ? Que le maitre des horloges ajuste vite le curseur. Après il sera trop tard.







